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Une subvention de 1,3 million de dollars pour développer de meilleurs traitements contre Alzheimer

Les innovateurs de l’université de Purdue ont reçu un nouveau soutien alors qu’ils travaillent à l’élaboration de solutions à ce que les responsables militaires américains appellent une tendance alarmante à la démence chez les soldats blessés. Ces mêmes chercheurs cherchent également des solutions pour mieux traiter la maladie d’Alzheimer.

L’équipe de Purdue, qui comprend des innovateurs de plusieurs disciplines de l’université, a reçu une subvention de 1,3 million de dollars du ministère de la défense américain pour ses travaux dans ce domaine, afin de soutenir la stratégie de développement de potentielles solutions à ces problèmes cognitifs.

Une équipe d’experts du sujet a été mise en place

Chopra est le chercheur principal qui dirige l’équipe, joignant ses forces à celles de Riyi Shi, co-chercheur dans le cadre de cette subvention.

Shi est professeur de neuroscience et de génie biomédical et directeur du Centre de recherche sur la paralysie de la faculté de médecine vétérinaire de Purdue et de l’école de génie biomédical de Weldon.

Le travail consiste à développer des biomarqueurs et à identifier de nouvelles cibles pour la fonction phagocytaire des cellules microgliales, des cellules immunitaires du cerveau, dans le contexte de la maladie d’Alzheimer et d’autres démences liées aux lésions cérébrales.

M. Chopra a déclaré que la compression et les lésions des tissus cérébraux peuvent résulter directement de l’exposition aux ondes de choc générées par les explosions auxquelles les soldats sont régulièrement exposés lors des exercices de combat et d’entraînement.

« De plus, les conditions de combat intense augmenteront également l’incidence des lésions cérébrales traumatiques dans des situations telles que les accidents de voiture graves ou les chutes accidentelles de hauteurs variables », a déclaré M. Chopra.

« Par conséquent, la découverte des mécanismes responsables de cette épidémie qui nuit à la qualité de vie de milliers d’anciens combattants pourrait être profondément bénéfique pour nos soldats qui se sacrifient énormément pour assurer notre liberté ».

L’étude actuelle utilisera de nouveaux outils, tels qu’un modèle de traumatisme in vitro de bêta-amyloïde sensible au pH et de TBI sur puce, ainsi que des modèles précliniques bien établis de neurodégénérescence et de lésions dues à l’explosion développés dans les laboratoires de Chopra et Shi, pour étudier les états des cellules microgliales dans le contexte de la maladie d’Alzheimer liée à la TBI.

L’équipe de Purdue a reçu la subvention dans le cadre du programme de partenariat du DoD, Congressionally Directed Medical Research Programs.

« Le Purdue Institute for Integrative Neuroscience félicite Gaurav Chopra et Riyi Shi d’avoir reçu cette prestigieuse récompense du DoD pour soutenir leur recherche, qui est étroitement liée aux initiatives stratégiques de l’institut dans le domaine des neurotraumatismes et de la maladie d’Alzheimer », a déclaré Chris Rochet, directeur du Purdue Institute for Integrative Neuroscience.

En parallèle, on découvre que l’ocytocine peut inverser la déficience cognitive

De nouvelles recherches dans le domaine des communications de recherche biochimique et biophysique ont permis de sonder l’effet de l’ocytocine sur la plasticité synaptique chez les rongeurs.

Dans des études antérieures, un certain nombre de chercheurs se sont concentrés sur l’hormone peptidique ocytocine et son rôle dans la régulation des performances d’apprentissage et de mémoire. Mais aucune étude n’a approfondi les effets de l’ocytocine sur la déficience de la plasticité synaptique induite par l’amyloïde β, synonyme de troubles cognitifs, c’est-à-dire jusqu’à présent.

De nouvelles recherches dans le domaine des communications de recherche biochimique et biophysique ont permis de sonder l’effet de l’ocytocine sur la plasticité synaptique chez les rongeurs.

L’équipe de l’université des sciences de Tokyo a lancé une série d’expériences pour démontrer comment Aβ déclenche les capacités de signalisation des neurones dans les tranches pour inhiber ou altérer leur plasticité synaptique. Ils ont également noté qu’après une augmentation de la perfusion d’ocytocine, les capacités de signalisation ont augmenté, indiquant que l’ocytocine pouvait complètement inverser la dégradation de la plasticité synaptique causée par Aβ.

« Nous avons constaté que l’ocytocine a inversé l’altération de la LTP induite par la perfusion de Aβ25-35 dans l’hippocampe de la souris », selon les conclusions. « Ces effets ont été bloqués par un prétraitement avec l’antagoniste sélectif des récepteurs de l’ocytocine L-368,899. De plus, le traitement avec l’inhibiteur ERK U0126 et l’antagoniste sélectif des récepteurs AMPA perméable au Ca2+, NASPM, a complètement antagonisé les effets de l’ocytocine ».

« C’est la première étude au monde qui a montré que l’ocytocine peut inverser les déficiences induites par Aβ dans l’hippocampe de la souris », a déclaré Akiyoshi Saitoh, co-auteur de l’étude.

« C’est le premier rapport à démontrer que l’ocytocine pourrait inverser les effets de Aβ sur le LTP de l’hippocampe chez la souris. Nous proposons que la phosphorylation ERK et les récepteurs AMPA perméables au Ca2+ soient impliqués dans cet effet de l’ocytocine ».

Étude scientifique en bref : Alzheimer, et si un acide aminé aidait à restaurer la mémoire ?

La maladie d’Alzheimer n’est pas un effet normal du vieillissement, même si elle survient généralement à un âge avancé de la vie, mais une véritable pathologie qui détruit la mémoire et diminue petit à petit les facultés mentales et cognitives. S’il n’y a jusqu’à présent aucun médicament qui permet de guérir les patients, de très nombreuses études scientifiques sont menées à travers le monde pour mieux comprendre et lutter contre cette forme dégénérative de démence.

Dans cet article, nous allons nous intéresser à une étude spécifique apparue dans « Cell Metabolism » le 3 mars 2020, qui a donné des résultats prometteurs et a été menée par des scientifiques et des chercheurs français.

L’étude en bref

Des chercheurs et des scientifiques du Laboratoire des maladies neurodégénératives (CNRS/CEA/Université de Paris-Saclay) en collaboration avec une équipe du Neurocentre Magendie (Inserm/Bordeaux Neurocampus – Université de Bordeaux) ont menés une étude au sein de l’Institut de biologie François Jacob sur des souris atteintes d’Alzheimer.

Ainsi, ils ont pu démontrer le rôle important que joue une voie métabolique dans l’avancée de la maladie et qu’une certaine forme de complément alimentaire pouvait aider à récupérer la mémoire chez les spécimens atteint à un niveau encore précoce de la maladie. C’est un début prometteur qui reste à prouver sur l’Homme.

Contexte, et déchiffrement de l’étude

Il était déjà prouvé que le bon fonctionnement du cerveau dépend de l’ensemble des réactions chimiques qui s’opèrent entre les neurones et les cellules cérébrales. Et si on savait que les débuts de la maladie d’Alzheimer sont marqués par une réduction du bon fonctionnement de cet ensemble, il n’était pas encore certain que ce dysfonctionnement était directement lié aux symptômes de la maladie. Les équipes ont donc cherché à comprendre ces dérèglements qui s’opéraient dans les premières phases de la maladie.

Pour se faire, ils ont utilisé des souris atteintes d’Alzheimer et qui souffraient donc de troubles de la mémoire spatiale. Ils ont pu se rendre compte que ces souris présentaient une diminution de glucose dans les astrocytes, les cellules qui protègent les neurones. Cela causait une baisse de la production de L-sérine et de D-sérine, des acides aminés produits par l’organisme et qui participent au mécanisme essentiel de la mémorisation et de l’apprentissage. Ainsi, cette diminution entraînait des troubles de la mémoire.

Ensuite, les scientifiques ont cherché à savoir si un apport complémentaire en L-sérine pouvait améliorer l’activité des récepteurs et de la mémoire.

Et quels ont été les résultats ?

À la suite de deux mois de cure de compléments alimentaires à base de L-sérine, et non de D-sérine, car elle peut être toxique pour les reins, les souris atteintes de la maladie ont réussi les tests de mémoire spatiale qu’elles échouaient avant d’être traitées. Tout cela laisse à penser que la L-sérine est une piste sérieuse et prometteuse à suivre sur le chemin qui mène vers un traitement de la maladie d’Alzheimer et qu’il reste surtout à approfondir et à confirmer ces résultats sur l’Homme.

Mais il s’agit aussi d’une étude et de résultats qui ouvrent des voies supplémentaires pour toutes les maladies qui présentent des dysfonctionnements de métabolisme cérébral, comme les maladies de Huntington ou de Parkinson.

Sources

ScienceDaily
Bordeaux Neurocampus

Tragédie du Heysel, quand la mémoire devient une bataille

Lorsque l’on est supporter passionné de football, ou de tout autre sport, notre mémoire est pleine de souvenirs heureux comme les meilleurs buts ou passes décisives, les plus belles victoires et les rencontres mémorables, les titres obtenus et les finales remportées.

Mais parfois, on se souvient aussi des drames, des moments tragiques et douloureux. On se souvient d’une date, on se souvient de ce jour de final entre la Juventus de Turin et Liverpool au stade du Heysel de Bruxelles…

Jour de finale ou jour de bataille ?

C’était le 29 mai 1985, Liverpool et la Juventus de Turin s’affrontent en final de la coupe d’Europe des clubs champions européens, ancien nom de l’UEFA, en direct du stade bruxellois Heysel. Bien que les supporters de Liverpool ne soient pas considérés comme les plus violents d’Angleterre, des mesures anticipatives ont été prises. Les supporters vont prendre place très tôt dans l’enceinte du stade et près de 2 300 policiers sont mobilisés.

À l’attente du coup d’envoi s’ajoutent les provocations, les jets d’objets, les insultes et les supporters de Liverpool ne tardent pas à passer le simple grillage de « sécurité » et à s’introduire dans le bloc réservé à la Juventus, le fameux Bloc Z.

À ce moment-là, c’est la panique qui prend le dessus, les policiers sont dépassés et ne réagissent pas à temps. C’est un résultat catastrophique à l’arrivée, des centaines de supporters sont écrasés et étouffés par la foule qui tente de s’échapper. Le bilan est lourd, 39 morts et plus de 400 blessés.

Une commémoration refusée

Si dès lors, le 29 mai est devenu une date importante pour de nombreuses personnes, les commémorations ne seront pas acceptées et s’effectuent uniquement entre supporters. Pour éviter de se souvenir d’un événement « gênant », il suffit d’en supprimer les traces et c’est ce qui sera mis en place entre 1994 et 1995. Les tribunes sont démolies et le stade est rebaptisé stade Roi Baudoin. Une plaque commémorative sera tout de même réalisée, sur laquelle est inscrite une formule simple : « In memoriam 29.05.85 ».

C’est à force de bataille que vingt ans plus tard, le 29 mai 2005, une cérémonie officielle a lieu et qu’un monument commémoratif est créé avec la liste des 39 victimes, il se nomme « Arrête toutes les horloges » et évoque le temps du souvenir et de la mémoire.

L’activité sportive, le secret pour garder la mémoire ?

Nous le savons tous, une alimentation saine et équilibrée, riche en Oméga-3, associée à des exercices intellectuels réguliers comme la lecture ou les échecs, en ne négligeant pas les bonnes nuits de sommeil, permettent de stimuler et de préserver la mémoire.

Et depuis plusieurs années, des chercheurs du monde entier effectuent des études pour démontrer que la pratique d’une activité sportive régulière joue aussi un rôle très important dans l’amélioration de la mémoire.

Des résultats prometteurs et qui pourraient permettre de lutter contre l’avancée de la maladie d’Alzheimer chez les personnes âgées viennent d’être publiés. Et nous vous disons tout à ce sujet.

L’étude en bref

L’étude menée par des chercheurs de l’UT Southwestern Medical Center, Texas, États-Unis, et parue le 20 mai 2020 dans le Journal of Alzheimer’s Disease, a démontré qu’en faisant du sport, l’afflux sanguin est stimulé dans les zones du cerveau associées à la mémoire.

Ainsi, pendant 12 mois, l’équipe de chercheurs a étudié et recueilli un grand nombre d’informations dans le but de comprendre ce qu’il se passe durant l’exercice physique pour que les bienfaits soient ressentis par les sportifs. Pour se faire, ils ont suivi un groupe d’environ 30 personnes, toutes âgées d’au moins 60 ans, et toutes atteintes de troubles de la mémoire. Ils ont divisé le groupe en deux, une moitié a participé, durant toute l’année de recherche, à des activités comme le vélo, la marche rapide, l’aquagym ou encore la natation. Tandis que le second groupe a uniquement participé à des exercices d’étirements.

L’incroyable amélioration

Pour le premier groupe qui a été relativement plus actif que le second, les résultats sont remarquablement encourageants. En effet, les chercheurs ont remarqué une amélioration de 47 % de leurs scores aux différents tests de mémoire et les imageries cérébrales montrent aussi que le flux sanguin est stimulé et augmente dans les deux zones clés du cerveau qui sont associées à la mémoire, et ce, même en temps de repos. Le second groupe, quant à lui, n’a connu aucune amélioration.

Quels bénéfices pour les malades d’Alzheimer ?

Cette amélioration du flux sanguin pourrait aider les personnes âgées à améliorer leurs capacités cognitives, une piste intéressante à suivre pour les recherches futures sur la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs se veulent donc positifs face aux résultats encourageants qu’ils viennent de récolter avec cette étude. Selon l’un d’entre eux, la perte de mémoire n’est donc pas irréversible et nous arriverons peut-être un jour à mettre en place une procédure ou un médicament qui cible le flux sanguin vers ces régions clés du cerveau, en toute sécurité. Les personnes susceptibles de développer la maladie ont donc une chance de retarder ou d’éviter les risques.

Garder un souvenir visuel du confinement

Évidemment, chacun d’entre nous va garder, à titre personnel, un souvenir précis et clair du confinement, du temps passé enfermer chez soi, de la panique et de l’insécurité, de la manière dont il a vécu cet évènement hors du commun qui a touché le monde entier. Mais qu’en est-il des générations futures et de la mémoire collective ? Comment va-t-on expliquer les villes désertes, les magasins et les commerces aux portes closes et aux vitrines vides ? L’Université de Paris-Nanterre et le CNRS ont lancé il y a peu une initiative collaborative. Nous vous expliquons cela dans cet article.

Le défi « Vitrines en confinement »

Comment faire vivre et perdurer un souvenir difficile lorsque beaucoup veulent oublier et passer à autre chose ? Comment expliquer et parler de cette période de confinement dans quelques mois ou années ? Quels mots ou expressions et quelles phrases va-t-on utiliser pour définir et décrire ce temps si particulier ? Sur quelle sorte de documents va-t-on pouvoir appuyer nos propos et nos témoignages lorsque viendra le temps de raconter ces moments à nos enfants et nos petits enfants ? C’est pour répondre à ces nombreuses questions, et beaucoup d’autres, que le défi des « Vitrines en confinement » a débuté.

Le mouvement a commencé en France et en Italie le 19 avril 2020 avec un objectif simple : les personnes intéressées et voulant participer devaient, lors de leur petite et courte sortie autorisée, prendre des clichés dans les espaces publics des messages, des mots, des pensées, des excuses, des questions, des dessins, des banderoles de soutien, et toutes autres choses qui ont vu le jour depuis le 15 mars et qui sont affichés sur les balcons, sur les vitrines, sur les murs et les façades des bâtiments. L’auteur du cliché doit ensuite le partager sur les réseaux sociaux, accompagné du hashtag #VitrinesEnConfinement et d’un petit message sur le lieu.

Le mouvement continue à l’heure actuelle, pendant le déconfinement, ce qui donne naissance à de nouveaux messages sur les vitrines et les fenêtres. Cette gigantesque collection photographique va ensuite pouvoir être étudiée et analysée par des chercheurs et des scientifiques. Elle va permettre de garder une trace et un souvenir visuel des rues, des quartiers, des villes et des façades au moment du confinement et dans les premières phases de déconfinement. C’est ainsi une initiative qui va participer à la sauvegarde du patrimoine visuel de notre pays.

Crédit photo : Photo de Gustavo Fring sur Pexels

Comment rédiger ses mémoires ?

Que ce soit une envie personnelle ou suite à la demande de votre entourage, rédiger ses mémoires est un acte aussi bien littéraire qu’historique et n’est donc pas une mince affaire ! Cela nécessite une bonne préparation, beaucoup de temps et peut-être aussi un peu de courage. Mais c’est une manière extraordinaire de faire le bilan sur sa vie et de partager ses mémoires et son vécu avec les nouvelles générations. Pas besoin d’être célèbre pour écrire un livre sur sa vie, et nous allons vous donner toutes les étapes et quelques conseils afin de pouvoir y arriver.

L’avant-rédaction

L’orientation

Tout d’abord, il va falloir réfléchir au type de récit que vous souhaitez rédiger. Vous pouvez choisir d’écrire selon le modèle classique de l’autobiographie, à partir d’un entretien ou d’une interview, ou encore faire le choix de la fiction basée sur les faits réels.

L’un des meilleurs moyens pour trouver le style que vous utiliserez est certainement l’inspiration grâce aux biographies déjà existantes. Vous pourriez vous diriger vers les personnes célèbres comme Simone Veil ou Nelson Mandela, ou des personnes pas du tout connues, vers des autobiographies de médecins ou de figures religieuses. Quoi qu’il en soit, cela vous permettra de vous familiariser avec cet univers littéraire particulier et vous aidera à choisir le style adapté à votre propre histoire.

Définir le public

Ensuite, il est important de définir le style d’écriture et donc le public que vous souhaitez viser. En effet, si votre bouquin est destiné à vos amis ou votre famille, le ton sera plus décontracté, et le livre sera plus riche en petites anecdotes rigolotes qu’en longues descriptions de lieux ou de personnes qu’ils connaissent certainement déjà. En revanche, si vous vous adressez à un public inconnu, il sera nécessaire d’attacher une grande importance aux descriptions et aux détails en employant un ton plus soutenu et sérieux.

Organiser ses souvenirs

C’est l’une des parties clés dans la rédaction de ses mémoires. Dans un premier temps, il est nécessaire de faire le point sur les moments que vous avez vécus et que vous voulez évoquer. Essayez de vous rappeler des instants oubliés, des évènements et des personnes du passé. C’est le moment de ressortir les vieux albums de famille et les photos cachées au fond des tiroirs, les journaux intimes et les lettres ou tous autres éléments utiles pour stimuler la mémoire.

Dans un second temps, il faudra classer et organiser tous vos souvenirs. Libre à vous de choisir comment, soit en les classant par ordre chronologique, soit par thème.

La rédaction

Cela peut vous paraître un travail gigantesque au début, mais c’est là aussi une question d’organisation. L’idéal étant d’écrire tous les jours un peu. Installez-vous dans un endroit où vous vous sentez bien, entourez-vous d’éléments qui vous inspirent (photos, objets, etc.), écoutez des musiques en relation avec des époques de votre vie, mais surtout, ne paniquez pas, restez concentré et prenez du plaisir !

L’après-rédaction

La partie révision et relecture n’est pas la plus évidente, elle est d’ailleurs souvent vécue comme difficile et sensible. Il faut tenter de prendre du recul sur son travail et ne pas hésiter à faire appel à un membre de sa famille, un ami ou peut-être même une personne inconnue pour faire lire son écrit et avoir un avis extérieur, des critiques constructives et pouvoir par la suite améliorer ou modifier son récit, si besoin.

Après les dernières modifications, et lorsque le travail vous paraît terminer, il est conseillé de laisser votre biographie dans un coin durant quelques jours voire quelques semaines et de la relire ensuite, avec un nouveau regard. Ensuite, si tout vous plaît, vous voilà prêt à partager vos mémoires.

Méditation et yoga pour un confinement en toute sérénité

En cette période de confinement qui s’étend et devient chaque jour plus pesante, il est naturel de se sentir angoissé, voire désemparé face à l’incertitude de cette situation. Notamment, les informations anxiogènes ou la charge de télétravail peuvent être les sources d’un stress inopportun.

Pour faire face à cet événement inédit, de nombreuses solutions sont adoptées. Certains, par exemple, se tournent vers le yoga ou la méditation pour supporter cet enfermement imposé. Une idée qui fait son chemin, et qui pourrait être la meilleure solution naturelle contre le stress et l’angoisse.

Des pratiques douces qui aident à lutter contre le stress

Il est important de se relaxer si l’on passe sa journée entre quatre murs, devant un ordinateur, ou à devoir constamment s’occuper des enfants. C’est pourquoi de plus en plus de médecins et thérapeutes préconisent la méditation et le yoga au quotidien. En effet, ces pratiques sont connues pour procurer bien-être mental, calme et sérénité. Elles apaisent les tensions, notamment musculaires, et réduisent l’anxiété de manière significative.

Le yoga, allié du sommeil et du corps

Le yoga est notamment réputé pour lutter contre les troubles du sommeil et même pour combattre la dépression. On attribue également des propriétés anti-inflammatoires à cette pratique. Notamment, la technique Kirtan Kriya, inspirée du yoga Kundalini, semble pouvoir protéger l’organisme des effets d’une inflammation chronique liée au stress. Il a été démontré que cette technique de concentration réduit également d’autres types de douleurs, telles que celles liées à la fibromyalgie.

La méditation, pour la relaxation, la concentration et l’immunité

La méditation améliore, notamment, la concentration et la relaxation. Assis en tailleur en silence, ou psalmodiant avec un bracelet tibétain à la main, elle permet de se recentrer. Alors que la peur et l’incertitude se développent durant le confinement, la pratique de la méditation aide donc à relativiser et à se sentir en sécurité. Par ailleurs, une étude sur les effets d’une méditation de pleine conscience au quotidien a été menée sur des personnes placées en quarantaine à Wuhan, en Chine. Les résultats ont montré que les participants restaient sereins et concentrés, malgré la détresse de leur situation. De même, le niveau d’anxiété journalier du groupe est resté constamment bas, démontrant qu’ils ont su affronter ce confinement avec calme et sérénité.

La méditation de pleine conscience serait également en mesure de prémunir contre les maladies ou les virus. En effet, de nombreuses études ont démontré un certain renforcement du système immunitaire grâce à la pratique de la pleine conscience. Celle-ci agirait positivement sur les défenses du corps et sur ses capacités autorégulatrices. Autrement dit, la pratique régulière de la méditation permettrait de reprendre le contrôle de nos pensées et de nos émotions. Ces dernières influençant très fortement les défenses immunitaires, elles permettent donc de contrer les effets néfastes du stress.

Et encore bien plus de bienfaits

En plus des bienfaits évidents sur l’esprit, méditer agit aussi sur le corps en le fortifiant et en lui apportant du tonus. De plus, les personnes qui pratiquent quotidiennement observent une baisse de leur tension artérielle et une stabilisation de leur fréquence cardiaque.

En ce qui concerne le yoga, c’est sur la détente et le renforcement musculaire qu’il agit principalement. En effet, la répétition des postures et des exercices offre de la souplesse et permet de détendre l’ensemble du corps. Lorsqu’elle est complétée par des exercices de respiration lente et profonde, la pratique est même réputée pour soulager les migraines. Outre la relaxation et la détente, le yoga peut aussi servir à garder la forme. Par exemple, le Vinyasa, une forme de yoga dynamique, incite à enchaîner les postures avec un rythme soutenu et une respiration rapide. Il constitue donc un excellent moyen de se défouler pendant le confinement.

En conclusion…

Qu’il s’agisse de se calmer les nerfs ou de garder une forme olympique, le yoga et la méditation permettent d’aborder le confinement beaucoup plus sereinement. Ces pratiques ont le vent en poupe aujourd’hui, et lorsque l’on voit leurs bienfaits sur la santé, on comprend pourquoi.